VIDÉOS PÉDAGOGIQUES



VANGELIS BIOGRAPHIE PORTRAIT EN VIDÉOS

Le musicien Vangelis est la parfaite illustration du musicien autodidacte, refusant d'apprendre le piano de façon traditionnelle dans son enfance et menant sa carrière sans avoir de connaissance approfondie du solfège. Il n'hésite pas à dénoncer un enseignement musical souvent trop castrateur et à prendre ses distances avec ce qu'il appelle "les chiens de garde", caste d'une certaine musique contemporaine, qui élabore longuement des musiques purement cérébrales.


VANGELIS PAPATHANASSIOU, L'UNIVERS D'UN COMPOSITEUR PORTÉ PAR LES SONS

Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de poursuivre la consultation de cette page. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.nomade.pianoweb.fr". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "pianoweb.fr"

L'homme aux disques d'or, entouré de synthétiseurs d'usage courant, mais dont il détient la clé de l'organisation, laisse jaillir de son inspiration des moments poétiques et d'émotions qui mettent en scène une multitude d'instruments aux couleurs sonores infinies.

Vangelis ne croit qu'en la musique créée, jouée, enregistrée. C'est l'inspiration à l'état brut, c'est l'émerveillement candide de l'enfance retrouvé.

Musicien grec (né en 1943), de son vrai nom Evangelos Odysséas Papathanassiou, il est plus connu sous le diminutif de Vangelis. Ses compositions aux couleurs électroniques, tendance "New Age" ont fait le tour de la planète. C'est avec le réalisateur animalier Frédéric Rossif qu'il démarre sa carrière de compositeur pour le cinéma (Apocalypse des animaux, 1973, La fête sauvage, 1976, Opéra sauvage, 1979). Imposant un style très personnel basé sur des mélodies étirées aux sonorités cosmiques, il a, à maintes fois, eu recours aux synthétiseurs pour orchestrer sa musique.

Outre une carrière solo impressionnante, Vangelis a collaboré avec de nombreux artistes comme : Jon Anderson, Richard Anthony, Claudio Blaglioni, Helen Banks, Montserrat Caballé, Riccardo Cocciante, Dimitri, The Forminx, Vicky Leandros, Raymond Lefebvre, Melina Mercouri, Milva, Irène Papas, Demis Roussos.


Récompenses :

  • 1989 - Le Max Steiner Award pour l'ensemble de ses bandes originales.
  • 1992 - Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres.
  • 2005 - Le WSA Public Choice Award pour la musique de film "Alexandre" d'Oliver Stone.

LES INSTRUMENTS DE VANGELIS

Multi-instrumentiste, Vangelis utilise avec autant de bonheur les instruments acoustiques comme électroniques. A l'instar de Jean-Michel Jarre, Vangelis emploie de nombreux instruments électroniques : l'orgue à ses débuts avec les "Aphrodite's Child", le Fender Rhodes qu'il emploie dans les bandes-sons de Frédéric Rossif, les synthétiseurs analogiques... CS80 de Yamaha en tête et le combiné string-ensemble Vocoder Roland VP-330. Il ne faut pas oublier le CS-80 de Yamaha que vous pouvez entendre dans l'extrait "L'homme et sa musique" (The man and his music) et dont la sonorité est à mi-chemin du piano acoustique et électrique.

La seconde famille d'instruments qu'affectionne Vangelis est constituée des percussions : timbales d'orchestre, cloches (carillon), djembé, darabukka. Il les utilise pour ponctuer sa musique, rarement de façon hypnotique, répétitive. A l'inverse d'autres compositeurs, Vangelis emploie rarement la boîte à rythme, sauf dans les instants de création. Les percussions sont là, le plus souvent, pour mettre en avant des fins de phrases. Leurs fonctions sont plutôt démonstratives, à la façon des écritures symphoniques (roulement de timbales en crescendo, par exemple) ou accidentelles (coup bref) quand il s'agit de musique de films.

Il joue également, mais de façon ponctuelle, des instruments à cordes (harpe, guitare).


LE STYLE / LE SON VANGELIS

Il est difficile de décrire la musique de Vangelis. Tantôt celle-ci est cadrée, avec des mélodies, des harmonies épousant un développement précis proche d'une écriture symphonique classique, tantôt elle devient "anarchique", avec une volonté farouche de ne pas s'inscrire dans le convenu. Les sonorités se croisent, se déchirent, renforcées par des effets de percussion acoustique ou électronique qui claquent ici et là, sans prévenir.

Les compositions de Vangelis tombent rarement dans une sorte de routine ou de facilité. Si quelques-unes d'entres-elles peuvent être exécutées seules au piano avec une certaine crédibilité ("Les chariots de feu", par exemple), la plupart ne donnent réellement leur véritable dimension que dans un contexte orchestral. On touche là, la fonction vitale de sa musique. Vangelis ne pense pas en pianiste, mais en orchestrateur. Le piano n'est qu'un instrument d'appoint comme d'autres. Seul, le piano électrique Fender Rhodes a eu sa période de gloire durant les années 1970 (surtout dans ses musiques de films avec Frédéric Rossif ).

L'alchimie des sons façon "Vangelis" a fait école chez de nombreux "bricoleurs" de synthèse analogique. Les sonorités à l'attaque lente qu'il emploie surtout dans ses mélodies sont devenues des classiques et sont encore employées de nos jours.

Vangelis est le musicien qui a lancé quelque part la mode du "home-studio"... du concept tout en un... du musicien capable de produire sa musique de A à Z, tenant tour à tour le rôle du compositeur, de l'arrangeur, de l'interprète, mais également officiant dans un domaine qui au départ ne relève pas de sa fonction première, celui de preneur de son. Et là, également, Vangelis marque d'une empreinte indélébile sa différence avec d'autres artistes de l'époque, notamment par l'emploi qu'il fait de la réverbération (le plus souvent une Lexicon).

Une musique de Vangelis sans réverbération ne serait plus une musique de Vangelis. Durant les années 1970/1980, il l'utilisera de façon appuyée au niveau des mélodies et des percussions. Grâce à la réverbération, une fois la note lâchée, celle-ci est portée dans l'espace, son oscillation résonne dans le temps. Mettre trop de réverbération, c'est noyer le son, en manquer, c'est assécher le son. Tous les ingénieurs du son vous diront que c'est l'un des effets les plus durs à utiliser de façon idéale.


VIDÉO : PÉRIODE POP

Avant d'entamer une carrière solo, Vangelis Papathanassiou était le clavier du groupe Aphrodite's Child avec Demis Roussos à la basse et au chant et Loukas Sideras à la batterie. Ce trio, formé lors des soulèvements étudiants de mai 68, signe quelques tubes dont Rain and Tears (1968) d'après le "canon" de Pachelbel et It's five o'clock (1969) que je vous propose ici.

C'est le début des playback et cela se voit, l'attitude nonchalante de Demis Roussos jouant de la basse et Vangelis, chemise à jabot, passant d'un clavier à un autre à de quoi faire sourire les nostalgiques d'un monde pop révolu.


APHRODITE'S CHILD - IT'S FIVE O'CLOCK


VIDÉO : MUSIQUE POP EXPÉRIMENTALE

En 1974, Vangelis part pour Londres où il crée son propre studio d'enregistrement, le "Nemo". Il y produira quelques albums de qualités (Spiral, China, Beaubourg). C'est à l'occasion des répétitions au sein du groupe de rock progressif Yes (à cause du départ de leur claviériste Rick Wakeman), qu'il se lie d'amitié avec le chanteur du groupe Jon Anderson. En sa compagnie, le duo produira plusieurs albums : Heaven and Hell (1975), Short Stories (1980), The friends of Mr. Cairo (1981), Jon and Vangelis (1983) et Page of Life (1991).

La voix haut perché de Jon Anderson fait merveille. The friend of Mr. Cairo est l'album le plus "commercial" réalisé par le duo. Vangelis ne dédaigne pas utiliser, pour le titre phare de l'album, une boîte à rythmes et une basse au groove "black".

THE FRIEND OF MR. CAIRO - Avec JON ANDERSON


VIDÉO MUSIQUE DE FILMS : LES CHARIOTS DE FEU

Certainement la musique la plus connue de Vangelis. Les chariots de feu lui permet de remporter l'Oscar de la meilleure musique de film en 1982.

La musique du film est composée en contre-emploi mais pas au point, évidemment, d'être en décalage avec l'histoire du film. Sans tomber dans une sorte de caricature encensant la gloire sportive, la qualité de cette musique est d'être à la charnière d'une marche "pseudo-symphonique héroïque" avec tambours et trompettes et d'une musique moderne n'hésitant pas à utiliser quelques sonorités synthétiques de l'époque. Les timbres ne sont pas choisis au hasard. La sonorité "cuivrée" à l'introduction, le martèlement cadencé d'un autre synthé et d'une percussion électronique, l'emploi d'un piano pour exécuter la mélodie sont autant d'éléments qui projettent l'auditeur dans une dimension sonore au rythme précis mais sans être écrasant. L'auditeur identifie le sujet sans être confronté à une sorte de marche triomphale. Le message sonore délivré par Vangelis est plus subtil. Il suggère plus qu'il n'impose.

Pour ce film, Vangelis avait composé un premier thème, mais au moment du montage, il proposa une autre mélodie qu'il jugea meilleure et qu'il fit écouter à Hugh Hudson. Le réalisateur, d'abord en désaccord avec lui, accepta finalement de changer par celle que je vous propose d'entendre ici.

LES CHARIOTS DE FEU (thème principal)


VIDÉO MUSIQUE DE FILMS : BLADE RUNNER

Blade Runner est la première collaboration de Vangelis avec le metteur en scène Ridley Scott (par la suite, ils collaboreront pour 1492 : Christophe Colomb). Il existe 2 versions de la bande son du film. Celle enregistrée par Vangelis (bande son originale du film) et une autre par un orchestre symphonique (direction musicale Jack Elliot) que l'on entend dans ce montage vidéo.

Dans le film, à part le générique, la musique est mixée très en arrière et ne permet pas de relever toute la diversité des thèmes qui accompagne la bande son. Je conseille donc à ceux qui ont vu le film, d'écouter la musique à part, pour en saisir toutes les subtilités. Par la suite, rien ne vous empêche d'écouter la version orchestrale pour comparer les deux versions. D'un point de vue personnel, la version de Jack Elliot met plus en relief les différentes mélodies composées par Vangelis, même si par un certain côté, le classicisme des orchestrations donne un côté "sirupeux" à l'ensemble.

Le thème "Mémories of green" est une composition toutes en nuances. Ce n'est pas un slow, juste une musique magique que seul le cinéma sait offrir de temps en temps… une très belle mélodie empreinte de nostalgie, toute en retenue et exécutée alternativement par le piano et les cordes.

MEMORIES OF GREEN (Montage extrait du film BLADE RUNNER)


VIDÉO MUSIQUE DE FILMS : ANTARTICA

La musique de Vangelis Papathanassiou illustre de façon parfaite les films traitant de la nature, de la flore et du monde animalier. Si on connaît assez bien les musiques qu'il a composé pour les films de Frédéric Rossif, sa collaboration avec le commandant Cousteau est moins connu du grand public (Mirage of the Sea - 1992 / Indonésie - 1992)

Antarctica est un film d'aventure se déroulant à la fin des années 1950 dans une base japonaise en Antarctique. Une histoire banale où des chiens de traîneaux laissés à l'abandon doivent survivre et deviennent malgré eux des héros.

On retrouve dans cette musique un peu de l'esprit du thème Les chariots de feu... quelques percussions et une mélodie aérée avec une sonorité très proche de celle que l'on peut entendre dans le disque China (1979)… et toujours de la réverbération !

ANTARTICA (montage)


VIDÉO TECHNO REMIX : "BLADE RUNNER"

Il n'est pas étonnant que la musique de Vangelis interpelle les amateurs de remix. Le générique de Blade Runner s'adapte très bien à un arrangement techno. La version originale, avec son écriture binaire appuyée et sa grosse caisse sur tous les temps donne déjà le ton. Pour le mettre au goût du jour, vous accélérez le tempo, quelques sons récents, un peu de 'pitch' de temps en temps, beaucoup de compression… vous mélangez le tout avec quelques images plutôt violentes (ici un dessin animé aux traits japonais) et le tour est joué… enfin presque !


Vangelis est le musicien qui a lancé quelque part la mode du "home-studio"... du concept tout en un... du musicien capable de produire sa musique de A à Z, tenant tour à tour le rôle du compositeur, de l'arrangeur, de l'interprète, mais également officiant dans un domaine qui au départ ne relève pas de sa fonction première, celui de preneur de son. Et là, également, Vangelis marque d'une empreinte indélébile sa différence avec d'autres artistes de l'époque, notamment par l'emploi qu'il fait de la réverbération (le plus souvent une Lexicon).

Une musique de Vangelis sans réverbération ne serait plus une musique de Vangelis. Durant les années 1970/1980, il l'utilisera de façon appuyée au niveau des mélodies et des percussions. Grâce à la réverbération, une fois la note lâchée, celle-ci est portée dans l'espace, son oscillation résonne dans le temps. Mettre trop de réverbération, c'est noyer le son, en manquer, c'est assécher le son. Tous les ingénieurs du son vous diront que c'est l'un des effets les plus durs à utiliser de façon idéale.


VIDÉO : VANGELIS DANS LE STUDIO NEMO

Voir travailler Vangelis dans son studio de Londres n'est pas une mince affaire, car l'artiste est toujours resté discret sur sa façon de travailler et de concevoir sa musique. Le musicien est ici entouré de ses outils de travail...


VIDÉO : INTERVIEW (montage) - Commentaires à Méditer

Vangelis interviewé par Eve Ruggieri est assis face à ses claviers, dans son "laboratoire" comme il aime à préciser (studio Epsilon à Neuilly). Tout en répondant aux questions de Eve Ruggieri, le personnage reste quelque part secret… il ne dévoile rien de lui ou très peu. Sur son approche technique (utilisation des layers ou des splits) ou ses expériences artistiques... on ne saura rien, préférant montrer sa philosophie musicale en improvisant en direct une pseudo musique symphonique dont il a le secret.

Toutefois, les différents commentaires qu'il apporte sont intéressants parce que direct, sans ambages, même si par moment quelques paradoxes apparaissent. Ainsi, Vangelis n'hésite pas à remettre en cause une certaine forme d'approche culturelle tout en n'ayant aucun regard objectif sur sa propre musique, préférant laisser ce genre de commentaires aux critiques ou musicologues.

On sent très bien que Eve Ruggieri ne sait pas comment aborder le musicien et il est dommage que l'inventivité de Vangelis soit réduite parfois à une sorte de "démonstrateur de matériel" de génie, passant d'un son de guitare acoustique à celui d'un clavecin avec la même aisance. Il est vrai que l'émission "Musique au cœur" est plutôt destinée aux amateurs de musique classique, à des téléspectateurs non aguerris aux langages de la musique informatisée.

VANGELIS, ENTRETIEN POUR "MUSIQUE AU CŒUR"


SOMMAIRE 'VIDÉOS PÉDAGOGIQUES'
 >


SOMMAIRE 'ESPACE MÉDIA'
 >


 HAUT DE PAGE 


PIANOWEB.FR
Portail sur la musique et les claviers