DÉMOS SYNTHÉTISEURS, CARTES SONS...



JUPITER 6 ROLAND SYNTHÉTISEUR JP-6 DÉMOS

Quelques mois avant que n’arrive la révolution des synthés digitaux, le Jupiter-6 est l’un des derniers fleurons de la synthèse analogique. Comme son aîné, le Jupiter 8, son petit frère possède une qualité sonore de grande qualité. Ses oscillateurs sont stables et il permet la programmation de sonorités très diverses. Sortie en 1983, il est l’un des tout premier synthétiseur analogique avec le Prophet 600 de Sequential à être équiper du nouveau protocole de communication MIDI.


PRÉSENTATION DU JUPITER-6 ROLAND

Même s’il porte le nom rendu prestigieux par les JP60 et JP80, le Jupiter 6 se doit de justifier ce lignage. Rassurez-vous, il n’a pas grand mal…

Design et maniabilité sont exemplaires ; le clavier de 61 notes jouxte un compartiment de bender piloté par LFO, aux multiples possibilités de réglage. Au-dessus, sur toute la largeur du synthétiseur, sont réunies commandes et mémoires.


LE PANNEAU ARRIÈRE

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Le panneau arrière montre un réseau MIDI et un autre d’interfaçage, cinq contrôleurs extérieurs, une sortie casque et un seul module de sortie (fiche jack ou canon) à trois niveaux. Là, réside deux points gris du Jupiter-6 : à ce niveau de perfectionnement, l’on s’attend au moins à une sortie stéréophonique... et le clavier, qui reste très agréable au doigt, n’est malheureusement pas expressif.


LE PANNEAU DE COMMANDE

Le panneau de commande est fort bien agencé selon une mise en sérigraphie horizontale sur deux niveaux…

L’étage supérieur est occupé par, de gauche à droite : volume, LFO-1, les 2 VCO, un mixeur, le VCF, le VCA et deux enveloppes. Sans entrer dans les détails abondamment décrits par la notice technique (en anglais) – il y a là toutes les formes d’ondes possibles et combinables, réglables en de nombreux paramètres. Bref, question synthétiseur analogique de recherche, le Jupiter 6 est plutôt complet, et on atteint le nec plus ultra avec une qualité de fin réglage (et de stabilité) tout à fait remarquable.

L’étage inférieur regroupe toutes les fonctions de gestion du son. Détaillons, de gauche à droite. Tout d’abord, un glide actionné en portamento ou glissando modulable de 0 seconde à 1,6 seconde par octave. Vient ensuite une section arpégiateur très classique (vitesse, ascendant ou/et descendant avec extension sur 4 octaves). En vis-à-vis, se situent les assignations de voix par note, avec toutes les formules possibles. Un peu à l’écart, le bouton hold permet, une fois enclenché de tenir les notes jouées (Attention : hold ne fonctionne que pour des enveloppes réglées avec un minimum de sustain).

Au centre du panneau, sont disposées les commandes de césure du clavier. Simple, des violons sur les 4 octaves de gauche et du clavecin sur celle de gauche ou le contraire ou autre chose : tout est possible. Enfin, à l’extrême gauche se remarquent les réglages d’accord.


LES BANQUES DE SONS

Reste à décrire le merveilleux module de mémorisation avec six banques (de A à F) et huit comptes (de 1 à 8) soit au total 48 mémoires. Le synthé est livré au départ avec 32 programmes d’usine. Pour leur appel, la stratégie est simple : j’enclenche le bouton Patch Preset et appelle le programme désiré en sélectionnant une lettre de banque et un numéro de compte.

La mémorisation de sons nouveaux n’est pas plus complexe. J’éteins Patch Preset, j’enclenche le bouton Write et je sélectionne une banque et un compte : mon son est en mémoire et programmable à volonté. Evidemment, grâce à l’interface tout est engrangé sur une vulgaire piste magnétique. Au reste, après quelques manipulations, ce bloc de mémorisation présente des potentialités insoupçonnées…


PERFORMANCE DU JUPITER-6

Il est possible avec le Jupiter-6 d’utiliser une partie des paramètres en mémoire pour travailler d’autres sonorités. Mieux, on peut affiner un preset en mode manuel sans « écorner » la mémoire... Et d’autres, que l’utilisateur découvrira avec grand plaisir.

Il faut reconnaître à Roland d’avoir su produire 48 programmes d’usine aussi convaincants que disparates. Avec un peu d’habitude, des vents ou des percussions plutôt réalistes peuvent prendre forme. Guitares et basses nécessitent l’apport du bander. Les sonorités d’orgue n’ont rien à envier à Hammond. Quant au module de recherche, il est parfaitement pensé.

En bref, le Jupiter-6 de Roland est un synthétiseur destiné surtout à la scène ou sa maniabilité est exemplaire. Bien sûr, il sera parfaitement prendre place au cœur d’un home-studio. Le synthétiseur aux vertus analogiques abonde de ressources prometteuses et il risque de mettre du temps à vous lasser. Le grain de son est typiquement Roland, chaud et coloré. Sur le marché de l’occasion, le rapport qualité-prix est très raisonnable.


DÉMOS JUPITER-6 ROLAND

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MILLESIME ROLAND JUPITER-6

Cette démo, composée de nombreuses sonorités fort diverses, fait parfois appel à la fonctionnalité Cross Mod, sorte de troisième 'oscillateur virtuel' qui est en réalité un modulateur de fréquence qui vient affecter l'influence du premier oscillateur.

(source : G-Storm Electro)


Principales caractéristiques techniques du Jupiter-6.

  • Polyphonie : 6 voix.
  • Clavier : 61 touches (5 octaves type ressort).
  • Mode: Solo, Solo unison, Unison (detune ± 50 cent), Poly-1, Poly-2, Hold.
  • Split: off, 4-2, 2-4.
  • Glide: Portamento ou glissando.
  • 2 VCO de 32’ à 2’, interpilotables.
  • 2 LFO.
  • 4 formes d’ondes : triangle, dent de scie, PW/PWM, noise.
  • 1 VCF avec fréquence, résonance.
  • 1 arpégiateur. : Mode up, down, up & down, down & up.
  • 2 enveloppes de type ADSR.
  • Tune: Master, auto.
  • Patch preset: 48.
  • Sauvegarde : tape memory (bande magnétique).
  • MIDI in/out (basique).
  • Entrées & pédales: Arpeggio clock in, Patch, Hold, VCA, VCF.
  • Poids : 16 kg.
  • Année de sortie : 1983.
  • Prix d’origine : 22 000 F. (conversion en tenant compte de l’inflation : 7 200 €).
  • Côte argus occasion : autour de 1 500 €.

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