VIDÉOS PÉDAGOGIQUES



PIANO ET DESSINS ANIMÉS

Dans le domaine du dessin animé, la musique tient une place tellement importance qu'il est rare de voir un dessin animé sans aucune illustration musicale. Très souvent, la musique y est omniprésente, de la première à la dernière seconde du film. À l'opposé du compositeur de cinéma qui écrit parfois une musique distante ou en contradiction avec les images, celui qui pratique le "cartoon" compose le plus souvent une musique récréative, aux messages compréhensibles par tout le monde, du plus petit au plus grand. La musique doit être construite sans ambages, en illustrant de façon directe tous les types de scènes rencontrées, du romantique au dramatique, en passant par le comique.


RÔLE ET TRAVAIL DU COMPOSITEUR

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À l'exception du dessin animé de longue durée (genre grosse production "Walt Disney"), qui est à rapprocher dans sa construction comme dans son rythme d'un véritable film, la plupart des "cartoons" n'excèdent pas 5/6 minutes et décrivent très souvent une succession de petites scènes à une cadence infernale. L'écriture musicale est alors proche de l'univers publicitaire. On ne demande pas au compositeur de réinventer une nouvelle approche, un nouvel concept entre l'image et le son, mais d'être capable d'installer en quelques secondes des repères mélodiques facilement identifiables par tout le monde. Le message musical doit porter, sinon illustrer de façon parfaite la nervosité des images. C'est là, l'intérêt principal d'une musique de dessin animé… comme publicitaire, d'ailleurs ! L'exigence de créer vite et bien dans un laps de temps très court (quelques heures parfois) est l'une des nombreuses qualités que doit posséder le compositeur de dessin animé.

Le "cartoon" est pour le compositeur un terrain d'expérimentation sonore idéal. La plupart sont constitués de situations où les personnages courent, sautent, tombent ou explosent ! Les histoires de Tom and Jerry, Donald, Bugs Bunny ou de La Panthère Rose sont basées sur des scénarios dits à rebondissement, donnant une musique dense mais non confuse, même quand le tempo des images est endiablé. Ce tour de force est très utile lors des transitions entre les différentes séquences, souvent abruptes et sans fil conducteur.

Le compositeur de dessin animé n'hésite donc pas à ponctuer son discours musical d'effets sonores en tous genres : bruits de percussion ou gamme de piano quand le personnage tombe ou reçoit un coup, sifflet quand celui-ci glisse, roulement de timbales et riff de cuivres lors d'une explosion ou violons langoureux dans les moments nostalgiques. Le compositeur puise dans la "bibliothèque des effets sonores", tous les poncifs musicaux à la mode, n'hésitant pas à plagier les idées des autres quand les siennes font défaut.

Dans le travail en studio, il est important que le compositeur s'entoure d'une équipe fidèle et solide sur laquelle il peut compter. Les musiciens doivent être exempts de tout reproche… ponctualité et efficacité avant tout ! Il suffit d'écouter une musique de Scott Bradley (compositeur des musiques de Tex Avery) pour se rendre compte de la difficulté de la tâche ou bien, si l'on est musicien, d'imaginer la partition souvent acrobatique, sur laquelle les musiciens devaient plancher !

Les sujets proposés par les "cartoons" étant très différents, le compositeur de dessin animé possède, en principe, une bonne culture musicale et une grande intuition concernant l'habillage sonore. Il doit être capable de dépeindre avec habileté n'importe quelle situation, de la plus tragique à la plus inattendue ou farfelue, avec souvent la petite pointe d'humour en prime. Le compositeur utilise très souvent tous les instruments mis à sa disposition pour apporter à sa musique la plus grande diversité possible, avec souvent une nette préférence pour les instruments à percussion. Il n'hésite pas à faire appel à des extraits musicaux issus de musique traditionnelle ou folklorique connus : chansons populaires, standards de jazz, thèmes illustres du répertoire classique, etc. Grâce à ces emprunts sonores, la mise en situation des personnages à l'image est facilitée et place le spectateur d'emblée dans le contexte historique et géographique voulu par les auteurs.

À une époque où le dessin animé se produisait à la chaîne et à cause d'une préparation hâtive, le compositeur utilisait souvent les mêmes recettes, se contentant de décliner le même thème sous différentes orchestrations, ce qui, bien sûr, facilitait grandement sa tâche (ex : "la panthère rose").


QUAND LE DESSIN ANIMÉ FAIT APPEL AU PIANO

1 - Mickey - The Opry House - 1929

Le piano n'est pas le roi des instruments pour rien. Dès les débuts du dessin animé sonore, le piano tient la vedette de quelques "cartoons". Un des premiers Mickey donne le ton en présentant le piano comme un instrument technique, redoutable et imposant par sa taille. Ici le répertoire est classique… période romantique. Le piano se plie aux assauts répétés de Mickey avant de se révolter en jouant tout seul. Sans surprise, la plupart des bruitages sont réalisés à l'aide des percussions.

On peut considérer ce dessin animé comme une première œuvre d'art et d'essai du maître Disney, encore au stade de l'apprentissage, tant au niveau du trait que de l'inspiration. Même si la musique de ce "cartoon" est décousue, Disney offre au piano un rôle actif en se mesurant au personnage de Mickey.

Mickey - The Opry House


2 - Tin Pan Alley - Fats Waller - 1942 (extrait)

En 1942, Fats Waller est un pianiste de jazz reconnu. Il est ici le héros de ce "cartoon". Le jazz a souvent partagé la vedette avec la musique classique. À l'époque, si le jazz est souvent représenté comme une musique dansante et bruyante (ici, une boîte de nuit des bas-fonds avec uniquement des noirs comme personnages), la musique classique est souvent représentée comme une musique raffinée et appartenant à la classe sociale favorisée (les blancs).
À noter, l'apparition du jeu de piano avec les orteils… un classique souvent utilisé dans le "cartoon" et concrétisant peut-être le rêve de certains pianistes !

VISIONNER : Tin Pan Alley - Fats Waller (format MP4 - 18 Mo)


3 - Bugs Bunny - Rhapsody Rabbit - 1946

Bugs Bunny interprète un musicien classe, avec queue de pie, faisant respecter le silence dans la salle et en flinguant s'il le faut ! Rapidement la musique technique de Liszt s'impose et emmêle les doigts de ce pauvre Bunny, s'en compter l'intervention d'une petite souris qui joue à cache-cache avec le concertiste, avant de se révéler elle-même au public devant une partition particulièrement difficile.

Même si quelques emprunts musicaux comme un boogie ou une marche funèbre apportent la démesure et la respiration nécessaire à tout bon "cartoon", le piano ne sert en réalité qu'à glorifier le personnage de Bugs Bunny, à l'époque grande vedette de dessin animé.

VISIONNER : Bugs Bunny - Rhapsody Rabbit (format MP4 - 17 Mo)


4 - Tom and Jerry - The Cat Concerto - 1946

Reprenant le même schéma que le dessin animé précédent (Bugs Bunny - Rhapsody Rabbit), c'est au tour de Tom (le chat) de subir les assauts de Jerry (la souris), son ennemie jurée... Et comme dans de nombreux "cartoons", cela dégénère au fur et à mesure de l'histoire !

On notera pour ce dessin animé les nombreuses idées tournant autour du clavier et des marteaux comme outils de sévices corporels… tiens donc !

VISIONNER : Tom and Jerry - The Cat Concerto (format MP4 - 17 Mo)


5 - Tom and Jerry - Johann Mouse - 1952 (extrait)

Dans ce dessin animé, Tom apprend à jouer au piano "Le beau Danube bleu" de Richard Strauss, pour bercer et mieux aplatir comme une pauvre crêpe le pauvre Jerry. Le piano entre les mains de Tom devient alors un instrument diabolique capable de charmer et d'endormir la méfiance de Jerry… Les envolées pianistiques sont bien sûr au rendez-vous.

VISIONNER : Tom and Jerry - Johann Mouse (format MP4 - 18 Mo)


6 - Les noces funèbres de Tim Burton - 2005 (extrait)

Synopsis : Victor, un jeune homme, découvre le monde de l'au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l'attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s'avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.

Autant dans les "cartoons", un véritable décalage avec la réalité est omniprésent, autant dans ce long métrage la rigueur est de mise. Certes la qualité d'image est là (peut-être trop, d'ailleurs !), une forme de sensibilité est bien présente, comme ce piano devenant un instrument de partage, mais je regrette quelque part ce réalisme qui colle de trop près à ce qui pourrait être un véritable film avec de véritables acteurs. La musique comme le trait de dessin perdent beaucoup de leurs folies !

Les noces funèbres de Tim Burton


7 - The piano - 2005

Le piano est ici porteur de nostalgie comme d'espoir (par la succession de générations). Cette animation réalisée avec retenue et au moyen d'images de synthèse a été crée par Aidan Gibbons, étudiant à l'Université de Hertfordshire (Royaume-Uni). Ce dessin animé est le seul de la sélection à utiliser une musique préexistante ("L'après midi" du film "Amélie Poulain"). Le choix du piano n'est donc pas un hasard.

VISIONNER : The piano (format MP4 - 4,4 Mo)


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