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DEVENIR PROFESSEUR EN « MUSIQUES ACTUELLES » (1)

Si vous êtes musicien, intermittent du spectacle et si vous souhaitez trouver des informations utiles concernant le métier de professeur de musique, la lecture de cette page expose les différentes conditions d’exercice ainsi que le mode de rémunération des enseignants dans le domaine des musiques actuelles : les diplômes, les conditions pour enseigner dans les conservatoires et dans le secteur associatif, la prestation de services de formation artistique, la rémunération et le régime des intermittants.


LES DIPLÔMES

Pendant longtemps les musiques actuelles n’ont été enseignées qu’au sein du secteur associatif et privé. Écoles associatives, écoles et cours privés, ateliers, week-ends et stages ont ainsi contribué au développement de la pratique de ces musiques. Aujourd’hui, les musiques actuelles sont enseignées dans les conservatoires agréés ou contrôlés par l’État, mais les organismes associatifs et privés forment toujours le réseau le plus dense de lieux d’apprentissage. En outre, plusieurs diplômes (CA, DE, DUMI) sanctionnent la formation des enseignants. Ces diplômes sont aussi accessibles par la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Le jazz et les musiques traditionnelles sont des disciplines régulièrement inscrites aux épreuves du certificat d’aptitude (CA) et du diplôme d’État (DE). Le DE permet l’accession au poste d’assistant spécialisé et le CA à celui de professeur, de coordinateur, voire de chef de département dans les conservatoires à rayonnement régional (CRR), les conservatoires à rayonnement départemental (CRD) et les conservatoires à rayonnement local (CRL). La création de ces diplômes a donc accompagné l’ouverture de classes de musiques traditionnelles et de classes jazz au sein de ces établissements. Les sessions du CA et du DE en jazz et en musiques traditionnelles ont lieu régulièrement mais sans périodicité précise. Il convient de se renseigner auprès de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de sa région.

L’enseignement des musiques amplifiées en conservatoire reste encore marginal. Cependant un CA de professeur-coordonnateur des musiques actuelles/amplifiées et un DE musiques actuelles/amplifiées ont été créés. Le DE permet l’accession au poste d’assistant spécialisé et le CA à celui de professeur. Son rôle et sa connaissance du terrain en font un intermédiaire entre les différents partenaires de la collectivité où il intervient. Il travaille soit à l’intérieur de l’école de musique comme enseignant, soit auprès d’une structure associative spécialisée, soit dans le cadre d’un partenariat entre ces structures.

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Le DUMI (diplôme universitaire de musicien intervenant) forme aussi les musiciens à enseigner aux côtés des professeurs d’école et à mettre en œuvre des projets musicaux en lien et en cohérence avec les projets des écoles. Ce cursus, dispensé en universités par les centres de formation des musiciens intervenants (CFMI), est organisé autour d’une formation musicale, pédagogique et générale et permet principalement d’enseigner auprès des enfants, tant dans le secteur public que celui du privé.

Depuis 2000, la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de faire valoir une expérience dans un domaine professionnel (minimum trois ans) afin d’obtenir le diplôme correspondant aux acquis. La VAE ouvre ainsi la possibilité aux musiciens enseignants non diplômés d’effectuer une demande de DE (auprès de la Drac de sa région) ou de CA (auprès de la DMDTS).


LES CONDITIONS DE L’ENSEIGNEMENT DANS LES CONSERVATOIRES

Le DE est un diplôme national homologué III (bac + 2), délivré par les Directions régionales des affaires culturelles (Drac), sur examen (dossier à retirer avant le 30 juin de chaque année auprès de la Drac de son domicile) ou au terme d’une formation diplômante assurée par les Cefedem (centres de formation des enseignants de la musique : contacts disponibles dans L’Officiel de la musique). Le DE fait l’objet actuellement d’un projet de refonte s’appuyant sur le tout nouveau DNSPM (diplôme national supérieur professionnel de musicien) et la constitution de Pôle d’enseignement supérieur à l’échelon régional et/ou inter régional. Cette restructuration semble modifier sensiblement la place et le rôle des Cefedem.

Le CA est un diplôme national homologué au niveau II (bac + 3/4), délivré par la DGCA (Direction générale de la création artistique) sur examen (dossier à retirer avant le 30 juin de chaque année) ou au terme d’une formation diplômante assurée par les CNSM de Lyon et Paris.

Afin de devenir professeur titulaire au sein d’un établissement public d’enseignement spécialisé, les titulaires du DE et du CA peuvent se présenter aux concours de la fonction publique territoriale (organisés par le CNFPT ou les centres de gestion de la fonction publique territoriale) dans les catégories professionnelles dont ils relèvent : respectivement, le concours d’assistant spécialisé d’enseignement artistique (cat. B) pour le DE qui permet d’enseigner en écoles municipales ; et le concours de professeur territorial d’enseignement artistique (cat. A) pour le CA qui permet d’enseigner en écoles municipales, CNR et ENM. Il s’agit de concours sur titres, donc s’effectuant par examen du dossier et des diplômes, ainsi que par un entretien. Les candidats reçus reçoivent mention des postes vacants. Les emplois d’assistant spécialisé ou de professeur sont occupés a priori par des titulaires.


L’ENSEIGNEMENT DANS LE SECTEUR ASSOCIATIF

Les écoles de musique associatives sont des organismes de droit privé, sans but lucratif, qui développent à titre principal une activité d’intérêt général dans les domaines culturel et éducatif. À ce titre, ces structures relèvent de la convention collective de l’animation, et ceci depuis l’arrêté d’extension du 10 janvier 1989 (avis d’interprétation de la convention du 10 novembre 1998 étendu par arrêté du 3 juillet 2001). À noter que les écoles de danse associatives entrent aussi dans le champ d’application de cette même convention.

Dans le cadre d’un fonctionnement correspondant au calendrier scolaire (un maximum de 36 semaines et en moyenne de 32 à 33 semaines), les salariés qui enseignent en ateliers, en cours individuels ou collectifs, relèvent de la grille et des dispositions salariales prévues dans l’avenant à la convention n°127.

Cet avenant prévoit deux cas de grilles salariales :

  • 1 - Lorsque le salarié est en possession d’un diplôme (titre ou équivalent reconnu) et qu’il existe au sein de la structure, à la fois des programmes définis permettant de délimiter des niveaux et/ou des degrés et/ou des classes et des modalités de validation des acquis des élèves permettant de passer d’un niveau à l’autre, le salarié reçoit la qualification de professeur (grille salariale de niveau A ; indice 245).
  • 2 - Lorsque le salarié est en possession d’un titre, d’un diplôme (titre ou équivalent reconnu ou expérience professionnelle permettant l’encadrement), mais que la structure d’enseignement n’a pas mis en place des modalités de validation des acquis des élèves permettant de passer d’un niveau à l’autre, il reçoit la qualification d’animateur-technicien (grille salariale de niveau B ; indice 255).

Une rémunération mensuelle est due sur l’ensemble de l’année (ce qui sous-entend pendant les périodes de fermeture des activités dues aux vacances scolaires), dès que le salarié effectue l’horaire de service indiqué pendant les semaines de fonctionnement de l’activité.

L’avenant indique un horaire défini de 24 heures de service hebdomadaire pour les professeurs et de 26 heures pour les animateurs-techniciens et précise que l’horaire défini est considéré comme le temps plein légal, compte tenu des heures de préparation et de suivi. C’est donc le prorata du temps plein légal qui devra figurer sur les fiches de paie en fonction de l’horaire de service. Les enseignants à temps partiel recevront donc des rémunérations assises sur cette base de calcul. Pour plus de détails sur le mode de calcul, se référer au texte de l’avenant 127 de la convention.


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